Coaching scolaire : comment aider un ado qui procrastine ?

LEARNING COACH TRAINING
1/12
COACHING SCOLAIRE

Comment aider un ado qui procrastine ?

4 étapes pour l’aider à commencer, ajuster sa méthode et gagner progressivement en autonomie.

ComprendreChoisirPréparerAjuster
LA SITUATION

« Je vais le faire… » mais le cahier reste fermé

19h

Parent : « Tu as commencé tes devoirs ? »

Ado : « Oui, je vais le faire. »

Une heure plus tard : rien n’a commencé.

Le coaching ne part pas de l’étiquette « procrastinateur ». Il part d’une situation précise à comprendre avec l’adolescent.

LE RÔLE DU COACH

Contenu scolaire ou méthode de travail ?

Besoin d’explication

Une notion de maths ou une consigne n’est pas comprise.

→ Enseignant / soutien dans la matière
Besoin de méthode

Difficulté à commencer, planifier, organiser ou réviser.

→ Coaching scolaire

Les deux accompagnements peuvent se compléter. La question du coach : « Qu’est-ce que cet adolescent apprend à faire lui-même ? »

ÉTAPE 1

Comprendre ce qui bloque

« Raconte-moi ce qui s’est passé juste avant que tu repousses ton travail. »
Trop de choses Je ne sais pas par où commencer Consigne floue Peur de me tromper Fatigue Interruptions
OBSERVER AVANT DE CONSEILLER

À quel endroit exact ça devient difficile ?

1Choisir la tâche
→
2Commencer
→
3Comprendre
→
4Continuer

Une difficulté précise appelle un ajustement précis.

ÉTAPE 2

Choisir un objectif concret avec l’ado

À éviter

« Deviens plus sérieux. »

À tester

« Après le goûter, j’ouvre mon agenda et je choisis le premier exercice avant de prendre mon téléphone. »

Quand ?Où ?Avec quoi ?Faisable demain ?
ÉTAPE 3

Préparer une première action réalisable

« Réviser l’histoire »

→ Ouvrir le chapitre
→ Lire les 3 titres
→ Formuler une question

« Faire les maths »

→ Lire la consigne
→ Relever les données
→ Écrire ce qu’on cherche

On réduit le flou du démarrage sans faire le travail à la place de l’ado.

RENDRE LE DÉMARRAGE POSSIBLE

Préparer l’environnement et une option en cas de blocage

01Matériel prêt
02Notifications coupées
03Place du téléphone décidée
04Premier bloc court à tester

Si je bloque : relire un exemple, écrire ma question ou demander une aide ciblée.

ÉTAPE 4

Évaluer, ajuster… puis transférer

Observer

Qu’est-ce qui m’a aidé à commencer ?

Ajuster

Qu’est-ce que je garde ou modifie demain ?

Transférer

Comment réutiliser cette méthode ailleurs ?

La méthode s’adapte à la matière : problème de maths, vocabulaire, exposé ou contrôle de sciences.

CAS FICTIF

Yanis, 15 ans : commencer par un seul exercice

Blocage« Je vois 6 exercices et je pense que j’en ai pour toute la soirée. »
Essai1 exercice → lire la consigne → relever les données.
EnvironnementTéléphone hors de portée pendant le premier bloc.
BilanUne difficulté de calcul devient une question précise pour le professeur.

Exemple fictif : démarche illustrative, aucun résultat garanti.

À RETENIR

4 étapes pour construire l’autonomie

1Comprendre le blocage
2Choisir un objectif concret
3Préparer la première action
4Évaluer et ajuster
« Qu’est-ce qui rend le début de ce devoir difficile pour toi ? »
POUR ALLER PLUS LOIN

Apprendre à accompagner les adolescents autrement

Découvrez la formation Coach d’Apprentissage et la spécialité Coach Scolaire.

Découvrir la formation

Il est dix-neuf heures. Vous demandez à votre ado : « Tu as commencé tes devoirs ? » Il répond : « Oui, je vais le faire. » Une heure plus tard, le cahier est toujours fermé. La soirée se tend. Comment le coaching scolaire peut-il aider à sortir de cette situation ?

Dans cette vidéo, vous allez voir ce que fait un Coach Scolaire quand un adolescent remet son travail à plus tard. Nous allons suivre quatre étapes très concrètes, avec les questions à poser et un exemple. L’objectif : aider l’ado à construire une façon de travailler qu’il pourra progressivement utiliser seul.

Comprendre le rôle du Coach Scolaire

Dans le modèle Learning Coach, le Coach Scolaire accompagne principalement les adolescents de treize à dix-sept ans. Il travaille notamment sur les méthodes d’apprentissage, l’organisation, la motivation, la confiance et l’autonomie.

Face à un élève qui reporte ses devoirs, il commence par comprendre la situation avec lui. À quel moment ça bloque ? Que fait-il déjà ? Qu’a-t-il essayé ? Qu’aimerait-il changer ?

Si l’ado ne comprend pas une notion de maths, il peut avoir besoin d’une explication de son enseignant ou d’un soutien dans cette matière. Si le problème porte sur sa manière de commencer, de planifier ou de réviser, le coaching scolaire peut l’aider à travailler ces compétences. Ces accompagnements peuvent se compléter.

Le coach garde une question en tête : qu’est-ce que cet adolescent apprend à faire lui-même au fil de l’accompagnement ?

Voyons comment cela se traduit dans une situation de devoirs.

Étape 1 — Comprendre ce qui bloque

Première étape : observer une situation précise.

« Tu procrastines tout le temps » est une étiquette. « Hier, tu as ouvert ton agenda, puis tu as quitté ton bureau » est un point de départ pour discuter.

Le coach peut demander : « Raconte-moi ce qui s’est passé juste avant que tu repousses ton travail. »

L’ado répond peut-être : « Il y avait trop de choses. Je ne savais pas par quoi commencer. » Ou : « Je ne comprenais pas la consigne. » Ou encore : « J’avais peur de passer une heure dessus et de me tromper. »

Ces réponses conduisent à des pistes différentes. Le coach les explore sans décider à l’avance ce que l’ado ressent.

Une question très utile est : « À quel endroit exact ça devient difficile : choisir la tâche, commencer, comprendre ou continuer ? »

On peut même ouvrir le cahier ensemble et observer la première minute. L’adolescent saura-t-il dire ce qu’il doit faire ? Trouvera-t-il les informations utiles ?

On fait aussi une place au contexte : fatigue de la journée, quantité de travail, interruptions, espace disponible. Cela aide à choisir un ajustement réaliste.

Une fois le point de blocage plus clair, on peut choisir ce que l’ado veut essayer.

Étape 2 — Choisir un objectif concret avec l’ado

Deuxième étape : transformer une attente générale en objectif observable.

« Deviens plus sérieux » laisse beaucoup de place à l’interprétation.

Le coach demande : « Qu’aimerais-tu que les soirées de devoirs deviennent ? » L’ado peut répondre : « Je voudrais terminer assez tôt pour avoir un moment tranquille. »

On cherche alors une première action en lien avec ce souhait : « Qu’est-ce que tu pourrais tester demain ? »

Par exemple : « Après le goûter, j’ouvre mon agenda et je choisis le premier exercice avant de prendre mon téléphone. »

L’adolescent précise quand, où et avec quel matériel il va commencer. Puis le coach vérifie : « Est-ce que ce plan te paraît faisable avec ta journée de demain ? Qu’est-ce qui pourrait te gêner ? »

Le parent peut aider à rendre ce moment possible. Mais l’ado doit pouvoir comprendre le plan, le reformuler et participer à son choix.

L’objectif choisi reste modeste au début. Il permettra d’observer quelque chose : a-t-il réussi à se mettre au travail ? Où a-t-il eu besoin d’aide ?

Nous avons maintenant une direction. Il reste à rendre le démarrage suffisamment clair.

Étape 3 — Préparer une première action réalisable

Troisième étape : découper le début du travail.

« Réviser l’histoire » peut représenter une montagne. Une première action pourrait être : « J’ouvre le chapitre, je lis les trois titres et je formule une question à laquelle je dois savoir répondre. »

Pour un exercice de maths : « Je lis la consigne, je relève les données et j’écris ce que je cherche. »

Le coach peut montrer comment faire, puis proposer à l’ado de refaire ces gestes sur une autre tâche. Il ajuste son aide selon ce que l’élève arrive réellement à faire.

On peut convenir d’un premier bloc court, par exemple dix minutes, à adapter à la tâche et à l’adolescent. Ce repère sert à essayer le démarrage. Il ne constitue pas une recette universelle.

On prépare aussi l’environnement : matériel à portée de main, notifications coupées, place du téléphone décidée ensemble pour ce bloc.

Et si l’ado bloque, il lui faut une option claire : relire l’exemple du cours, écrire sa question, demander une explication ciblée. Il apprend ainsi à demander de l’aide sur un point précis.

C’est important : l’autonomie comprend aussi la capacité à reconnaître ce qu’on ne sait pas encore et à chercher l’aide utile.

Après l’essai, on prend le temps de regarder ce qui s’est réellement passé.

Étape 4 — Évaluer, ajuster et transférer

Quatrième étape : faire un bilan simple.

« Qu’est-ce qui t’a aidé à commencer ? À quel moment as-tu perdu le fil ? Que vas-tu garder ou modifier demain ? »

Si le plan n’a pas fonctionné, on l’examine. La tâche était-elle trop grande ? Le moment mal choisi ? La consigne encore floue ? Le matériel manquait-il ?

L’ado peut noter trois choses : la tâche prévue, ce qu’il a fait et le prochain ajustement. Le coach l’aide à mettre des mots sur sa méthode.

Puis vient le transfert : « Comment pourrais-tu utiliser ce que tu viens d’apprendre pour ton prochain contrôle de sciences ? »

On adapte les gestes à la matière. Démarrer un problème, apprendre du vocabulaire et préparer un exposé demandent des actions différentes.

Le principe reste : préparer son travail, observer ce qui se passe et ajuster sa façon de faire. Ces habitudes se construisent avec de la pratique et une aide progressivement adaptée.

Pour suivre les progrès, on regarde aussi ce qui change dans le quotidien : l’ado choisit-il plus facilement sa première tâche ? Repère-t-il mieux un blocage ? Demande-t-il une aide plus précise ? Cela donne des informations utiles, en complément des résultats scolaires.

Cas concret

Prenons un exemple fictif. Yanis a quinze ans. Il repousse ses devoirs de maths presque tous les soirs. Ses parents doivent lui rappeler plusieurs fois de commencer.

En ouvrant son cahier avec le coach, Yanis explique : « Je vois six exercices et je pense que je vais y passer toute la soirée. »

Ils choisissent un essai : commencer par un seul exercice, lire la consigne et relever les données. Yanis prévoit le moment et prépare son matériel. Il décide aussi de poser son téléphone hors de portée pendant ce premier bloc.

Après l’essai, ils font le bilan. Yanis a commencé, mais il a bloqué sur une étape du calcul. Il prépare une question précise pour son professeur.

Le coach lui demande ensuite : « Qu’est-ce que tu peux reprendre de cette façon de démarrer demain ? »

Cet exemple illustre une démarche. Il ne décrit ni un témoignage client ni un résultat garanti. L’accompagnement dépend de la situation et de l’implication du jeune.

Et si les difficultés dépassent le cadre des méthodes scolaires, le coach aide la famille à chercher l’interlocuteur approprié. Il reste dans son rôle éducatif.

Synthèse

Pour aider un ado qui procrastine, retenez quatre étapes : comprendre le blocage avec lui, choisir un objectif concret, préparer une première action réalisable, puis évaluer et ajuster.

Vous pouvez commencer par une question : « Qu’est-ce qui rend le début de ce devoir difficile pour toi ? » Écoutez sa réponse. Elle vous donnera un meilleur point de départ pour l’aider.

Si vous souhaitez apprendre à accompagner les adolescents sur leurs méthodes, leur motivation et leur autonomie, découvrez la formation Coach d’Apprentissage et la spécialité Coach Scolaire. Le lien officiel se trouve dans la description.

Et dans les commentaires, dites-nous : chez l’ado que vous accompagnez, le plus difficile est-il de commencer, de continuer ou de savoir comment travailler ?

Next
Next

Pourquoi faire appel à un coach de vie est-il un investissement en soi ?