PISA 2025 Canada : résultats, recul des acquis et 10 solutions

PISA 2025 Canada : résultats, recul des acquis et 10 solutions

Le Canada aime se reconnaître dans un système éducatif solide. Ses écoles, ses provinces et sa diversité linguistique ont longtemps nourri cette réputation. Les résultats PISA 2025 pour le Canada semblent lui donner raison au premier regard : 510 points en sciences, 490 en lecture et 485 en mathématiques, trois scores supérieurs aux moyennes de l’OCDE. Mais une deuxième lecture change le diagnostic : les performances atteignent leur plus bas niveau historique dans chacune des trois disciplines. Comment un pays qui reste parmi les systèmes performants peut-il s’éloigner progressivement de ses propres standards ?

La réponse immédiate : le Canada ne s’effondre pas face au reste du monde, mais il perd du terrain face à lui-même. Et ce recul n’appelle ni une panique éducative ni une recette miracle. Il appelle des décisions plus précises sur les compétences fondamentales, les inégalités, les méthodes de travail et la capacité des élèves à conduire leurs propres apprentissages.

Imaginons une scène fictive, située au Québec. Camille, 15 ans, connaît la formule nécessaire à son problème de sciences. Devant un graphique inhabituel, pourtant, elle ne sait plus quoi en faire. Lucas, dans la classe voisine, lit correctement le texte d’une expérience, mais distingue mal un résultat d’une interprétation. Leurs difficultés illustrent précisément ce que PISA cherche à approcher : non seulement posséder des connaissances, mais savoir les utiliser dans une situation nouvelle. Il ne s’agit pas de témoignages réels ni de portraits d’élèves évalués.

PISA 2025 au Canada : les résultats essentiels

L’enquête PISA porte sur les compétences des jeunes de 15 ans. En 2025, les sciences constituaient le domaine principal, la lecture et les mathématiques des domaines secondaires. Le cycle mesurait aussi la résolution de problèmes informatiques dans le domaine innovant « Apprendre dans le monde numérique ». Le CMEC indique qu’environ 24 600 élèves canadiens ont participé, dans un ensemble international de plus de 760 000 élèves et 91 pays et économies.

Domaine Canada 2022 Canada 2025 OCDE 2025 Évolution canadienne Sciences 515 510 482 −5 points, variation non significative entre 2022 et 2025 Lecture 507 490 461 −17 points, recul significatif Mathématiques 497 485 463 −12 points, recul significatif Résolution de problèmes informatiques Pas de comparaison directe équivalente 525 500 Nouveau domaine, comparaison temporelle indisponible

Sources : OCDE, note Canada PISA 2025, OCDE Education GPS et CMEC, PISA 2022. Les différences chiffrées ne sont pas toutes statistiquement significatives.

Cette nuance statistique est capitale. Dire que « les sciences ont chuté entre 2022 et 2025 » serait exagéré : le recul de cinq points n'est pas significatif sur ce seul intervalle. En revanche, la tendance de long terme est préoccupante. L’OCDE indique que les résultats de 2025 sont les plus faibles jamais mesurés au Canada et sensiblement inférieurs à ceux de 2015. En dix ans, la part d’élèves sous le seuil de compétence de base a augmenté de douze points de pourcentage en mathématiques, onze en lecture et cinq en sciences.

Les moyennes rassurent, les seuils de compétence alertent

Il est tentant de se concentrer sur les rangs internationaux. Pourtant, le vrai sujet est la proportion d’adolescents capables de mobiliser des savoirs essentiels. Selon l’OCDE, 84 % des élèves canadiens atteignent au moins le niveau 2 en sciences, 78 % en lecture et 74 % en mathématiques. Ces parts dépassent les moyennes de l’OCDE, respectivement 74 %, 69 % et 65 %.

L’autre face de ces chiffres mérite une attention particulière : environ 16 % des élèves se situent sous le niveau 2 en sciences, 22 % en lecture et 26 % en mathématiques. Ce ne sont pas nécessairement les mêmes élèves dans chaque discipline et ces niveaux ne constituent pas des diagnostics individuels. Ils indiquent cependant qu'une fraction importante des adolescents éprouve des difficultés devant des situations que l’évaluation juge fondamentales.

En lecture, le niveau 2 suppose notamment de dégager l’idée principale d’un texte et de retrouver une information selon des critères explicites. En mathématiques, il implique de traduire une situation simple en représentation pertinente. En sciences, il s’agit par exemple de reconnaître une explication scientifique familière et de confronter une conclusion aux données. La question éducative n’est donc pas seulement : « Quel programme leur enseigner ? » Elle devient : « Comment leur faire pratiquer, vérifier et transférer ce qu’ils ont appris ? »

À l’autre extrémité, le Canada compte encore des élèves très performants : 11 % atteignent les niveaux 5 ou 6 en sciences et en mathématiques, et 9 % le niveau 5 ou supérieur en lecture. Un système ne peut se satisfaire de ses excellents élèves s’il voit parallèlement grossir le groupe qui peine à atteindre les compétences de base.

Québec, Alberta, Nouveau-Brunswick : un Canada éducatif, plusieurs réalités

Parler d’une « école canadienne » au singulier a ses limites : l’enseignement relève principalement des provinces et territoires. Les résultats doivent donc être interprétés à cette échelle, en tenant compte des différences de langue d’enseignement, de territoires, de populations et de politiques scolaires.

Le rapport canadien du CMEC et sa synthèse provinciale donnent des repères éclairants. L’Alberta obtient 520 points en sciences et 499 en lecture, parmi les niveaux provinciaux les plus élevés. Le Québec arrive en tête en mathématiques avec 500 points. Le Nouveau-Brunswick présente 474 points en sciences, 456 en lecture et 449 en mathématiques. Entre provinces extrêmes, l’écart atteint donc 46 points en sciences, 43 en lecture et 51 en mathématiques.

Attention toutefois : ces différences descriptives ne signifient pas que chaque écart entre deux provinces soit statistiquement significatif, ni qu’une pratique pédagogique unique explique les écarts observés. Les structures scolaires, les parcours linguistiques, les contextes sociaux et les caractéristiques des échantillons doivent être étudiés avant toute attribution causale.

Le Québec : une force relative en mathématiques, pas un modèle à copier intégralement

Le score de 500 points en mathématiques donne au Québec une position nationale remarquable. Mais cela ne suffit pas à prouver qu’une méthode précise y serait responsable du résultat. Une politique utile consisterait à étudier plus finement les contenus enseignés, les pratiques d’évaluation, les différences entre écoles, les parcours en français et en anglais et le soutien accordé aux élèves les plus fragiles.

Pour les enseignants et les directions francophones, la bonne question serait moins « Comment reproduire le Québec partout ? » que « Quelles pratiques vérifiées répondent aux difficultés concrètes de nos élèves, dans notre contexte ? ». Toute transplantation pédagogique devrait faire l’objet d’expérimentations et d’évaluations locales.

Le Nouveau-Brunswick : éviter de réduire une difficulté à un classement

Les scores plus modestes du Nouveau-Brunswick appellent une analyse approfondie, notamment selon les réseaux scolaires et les populations concernées. Mais ils ne doivent pas servir à stigmatiser les enseignants ni les élèves. Dans une province bilingue, les écarts entre milieux, établissements et conditions linguistiques nécessitent des données plus fines que la moyenne provinciale.

Une intervention responsable commencerait par cartographier les difficultés observables : compréhension des consignes, automatisation des savoirs mathématiques, lecture de textes complexes, absentéisme ou accès aux ressources. Les solutions devraient ensuite être testées en classe et révisées selon leurs effets, sans supposer par avance leurs causes.

Pourquoi les résultats baissent-ils ? Quatre hypothèses à examiner sans confusion

1. Les difficultés de lecture peuvent freiner toutes les disciplines

Un élève peut connaître son cours de sciences et échouer à exploiter un tableau, un graphique ou une consigne dense. La compréhension de l’écrit traverse ainsi les mathématiques, l’histoire, les sciences et l’usage des ressources numériques. C’est une piste pédagogique plausible, mais PISA 2025 ne permet pas, à lui seul, de conclure que la baisse de la lecture cause celle des autres disciplines.

Dans chaque matière, il est possible d’observer comment les élèves identifient la question posée, repèrent les informations utiles, expliquent un terme spécialisé et justifient une réponse. Des interventions de lecture explicite ne devraient pas se limiter au cours de langue : elles ont aussi leur place dans les disciplines.

2. Une explication comprise n'est pas forcément un savoir réutilisable

Entre « j’ai compris quand le professeur l’a montré » et « je sais résoudre seul un problème nouveau », plusieurs compétences interviennent : récupération en mémoire, choix d’une stratégie, vérification, correction et transfert. Il serait trompeur d’opposer brutalement enseignement explicite et autonomie. Les élèves débutants ont besoin de modèles clairs ; ils ont aussi besoin de pratiquer suffisamment pour ne plus dépendre du modèle.

Les travaux de synthèse sur les stratégies d’apprentissage soulignent l’intérêt de la récupération active et de l’espacement dans le temps, tout en rappelant que les résultats dépendent des tâches et des conditions d’enseignement. Une école peut en tirer une orientation prudente : moins de révisions uniquement passives, davantage d’occasions de rappeler, expliquer et appliquer.

3. Les inégalités ne disparaissent pas derrière une bonne moyenne

Dans les résultats 2025, l’écart de sciences entre le quart des élèves canadiens les plus favorisés et le quart les moins favorisés est de 59 points ; il est inférieur à la moyenne de l’OCDE, qui atteint 85 points. Environ 15 % des élèves défavorisés se classent malgré tout dans le quart supérieur des performances nationales en sciences. Le Canada conserve donc des signes de résilience et d’équité relative.

Mais cela ne signifie ni égalité des chances parfaite ni absence de besoins. D’autant que, selon l’OCDE, le rapprochement des performances entre groupes sociaux depuis 2015 s’explique en partie par une baisse plus importante des résultats parmi les élèves favorisés : un écart qui se resserre n’est pas nécessairement une victoire si le niveau général baisse.

4. Numérique et intelligence artificielle changent les tâches d'apprentissage

Le score canadien de 525 en résolution de problèmes informatiques, contre 500 pour la moyenne de l’OCDE, indique une force relative dans le domaine évalué. Il ne démontre toutefois pas que les élèves savent tous travailler de façon autonome avec l’IA. Les analyses complémentaires de PISA sur l’apprentissage autorégulé dans les environnements numériques sont annoncées pour 2027.

À l’école, la difficulté n’est plus seulement d’accéder à l’information. Il faut aussi juger une source, repérer une erreur, produire un raisonnement personnel et expliquer pourquoi une réponse est solide. Une IA peut aider à questionner une démarche ou à proposer des exercices ; elle peut également produire une réponse finale sans que l’élève ait acquis la compétence. Distinguer une tâche terminée d’un apprentissage réellement consolidé devient indispensable.

Une précaution essentielle : la qualité des données PISA 2025

L’OCDE précise que les taux de réponse des écoles et des élèves au Canada se situaient sous certains seuils techniques attendus. Une analyse du biais de non-réponse a été conduite. Elle suggère une légère surestimation de la moyenne nationale liée aux non-réponses d’élèves ; l’estimation de ce biais haussier serait peu susceptible de dépasser 15 points en sciences selon les scénarios examinés par l’OCDE.

Cela ne rend pas l’enquête inutilisable. Cela impose de ne pas traiter les moyennes comme des mesures parfaitement exactes ni de transformer de faibles écarts en classements définitifs. Les décideurs devraient croiser PISA avec les évaluations provinciales, les données de progression en classe et les études longitudinales. L’interprétation doit intégrer marges d’erreur, caractéristiques d’échantillon et changements de contexte.

Dix solutions pour améliorer les apprentissages au Canada

Les dix pistes suivantes constituent des propositions pédagogiques de Learning Coach, pas des interventions dont PISA aurait directement démontré l’efficacité causale. Elles demandent adaptation aux provinces, formation des équipes, observation et évaluation.

Solution 1 — Enseigner la compréhension de l’écrit dans toutes les matières

Consacrer régulièrement de courts moments à la lecture d’une consigne scientifique, d’un graphique, d’un énoncé mathématique ou d’une source historique. L’élève doit reformuler la question, identifier les informations pertinentes, distinguer fait et interprétation, puis justifier sa réponse. Une trace simple permet de voir si les erreurs viennent de la langue, du concept ou du raisonnement.

Solution 2 — Construire les fondamentaux mathématiques avant la complexité

Employer des évaluations diagnostiques courtes pour repérer les connaissances préalables fragiles : nombres, proportions, fractions, raisonnement quantitatif, interprétation de données. Réenseigner explicitement la notion manquante, proposer une pratique guidée puis varier les problèmes lorsque la maîtrise s’installe. L'objectif n'est pas de multiplier les fiches, mais de réduire durablement les lacunes.

Solution 3 — Faire argumenter scientifiquement les élèves

Après une expérience, demander trois éléments : quelle affirmation défends-tu, sur quelles données t’appuies-tu et pourquoi ces données soutiennent-elles ton explication ? Faire comparer des interprétations concurrentes. En sciences, l’objectif n’est pas uniquement de retenir des réponses correctes ; c’est de comprendre comment une conclusion devient justifiée.

Solution 4 — Introduire des rappels actifs et espacés

Plutôt que de relire systématiquement la veille d’un contrôle, organiser de courtes questions sans support après la leçon, puis quelques jours et semaines plus tard. Les erreurs servent de diagnostic pour une nouvelle explication ou une pratique complémentaire. Les intervalles précis doivent être ajustés à la matière et à l’élève ; aucun calendrier universel ne convient à toutes les situations.

Solution 5 — Développer explicitement l’autorégulation

Demander avant le travail : « Que dois-je apprendre ? Comment vais-je m’y prendre ? ». Pendant l’activité : « Qu’est-ce qui me montre que je progresse ? ». Après : « Que puis-je refaire seul ? Que vais-je ajuster ? ». Ces questions doivent devenir des routines enseignées, et non un ensemble d’injonctions vagues à « être autonome ».

Solution 6 — Déployer un soutien précoce, ciblé et mesurable

Identifier les élèves en difficulté à partir de plusieurs observations, proposer un accompagnement en petit groupe ou individualisé, mesurer régulièrement la progression et modifier l’intervention si nécessaire. Soutien n’est pas synonyme de répétition mécanique du même cours. Il faut vérifier quel obstacle précis empêche l’élève de réussir.

Solution 7 — Professionnaliser l’observation pédagogique

Aider les enseignants à interpréter une erreur et à poser un diagnostic de tâche : mauvaise lecture de l’énoncé, concept non stabilisé, difficulté de récupération, stratégie inappropriée, précipitation ou besoin d’une aide adaptée. Cela exige du temps de concertation et de formation ; on ne peut pas demander cette précision sans donner aux équipes les moyens de l’exercer.

Solution 8 — Faire de l’évaluation formative un outil d’apprentissage

Utiliser de fréquentes questions courtes, des explications orales, des exemples commentés et des exercices de transfert. Une note ne dit pas toujours pourquoi l’élève s’est trompé. Un retour spécifique sur la démarche, accompagné d’une possibilité réelle de corriger et de recommencer, fournit davantage d’informations utiles à l’apprentissage.

Solution 9 — Former au raisonnement avec les outils numériques et l’IA

Avant d’utiliser un assistant d’IA, l’élève propose sa propre piste. Il peut ensuite demander un indice, un contre-exemple ou une critique. Enfin, il refait une tâche comparable sans l’outil et explique ce qu’il a conservé. Pour les enseignants : choisir des tâches exigeant une justification, vérifier les données sensibles et enseigner la validation des sources. La technologie doit soutenir l’activité cognitive plutôt que se substituer à elle.

Solution 10 — Piloter l’amélioration à l’échelle des écoles et des provinces

Une direction peut choisir quelques indicateurs suivis dans le temps : maîtrise des bases, progression des élèves en difficulté, assiduité, sentiment d’appartenance, capacité d’expliquer une démarche et degré d’autonomie face à une tâche inédite. Elle définit une intervention limitée, observe les résultats, consulte les enseignants et les familles, puis ajuste. Les politiques plus larges doivent également traiter les ressources, la formation, les besoins linguistiques et les conditions sociales.

Le coaching d’apprentissage : une contribution spécifique de Learning Coach

Le problème posé par PISA ne disparaîtra pas avec une nouvelle étiquette professionnelle. Un enseignant compétent reste un expert de sa discipline ; l’explication claire, l’entraînement et une évaluation rigoureuse demeurent indispensables. L’approche Learning Coach propose de leur ajouter une fonction explicite : aider l’élève à apprendre à apprendre, en observant comment il planifie, comprend, mobilise ses ressources, vérifie et ajuste.

Cette posture rejoint une Leçon 3 : Les 5 composantes de la posture du coach. La leçon souligne l’importance d’objectifs précis, de la prise de conscience, de la mobilisation des ressources de la personne accompagnée et d’une autonomie progressive. Transposées avec discernement en contexte scolaire, ces idées invitent l’adulte à ne pas seulement corriger le résultat, mais aussi à rendre visible le chemin qui y conduit.

Pour les équipes canadiennes, plusieurs spécialités peuvent contribuer à cette réflexion. L’Enseignant Coach explore la posture d’accompagnement au sein de la classe ; le Coach Scolaire peut travailler les méthodes et l’autonomie des adolescents ; le Directeur Pédagogique Coach s’intéresse au pilotage et à l’accompagnement des équipes. Ces pistes ne remplacent ni les programmes scolaires ni le soutien spécialisé, et leur efficacité à grande échelle doit être évaluée.

Les lecteurs souhaitant explorer le cadre et les spécialités présentés par Learning Coach peuvent découvrir la formation et la démarche de candidature. Cette page présente l’offre générale ; la disponibilité de chaque spécialité, les conditions d’accès et les contenus effectivement délivrés sont à vérifier auprès de l’organisme.

Un plan d’action sur 90 jours pour une équipe éducative canadienne

Jours 1 à 30 : comprendre avant d’agir. Choisir un niveau et une compétence prioritaire, par exemple l’interprétation des données scientifiques ou la compréhension de problèmes. Recueillir quelques productions authentiques d’élèves, coder les erreurs récurrentes, identifier les élèves ayant besoin d’un soutien et construire un point de départ mesurable. Associer les élèves à la formulation du problème sans les réduire à un score.

Jours 31 à 60 : intervenir de manière cohérente. Organiser un travail explicite sur les compétences ciblées, deux ou trois routines de récupération active, une occasion régulière d’expliciter les raisonnements, ainsi qu’un retour utile sur chaque tâche. Prévoir pour les élèves qui en ont besoin un soutien supplémentaire, adapté à leur langue de scolarisation et à leurs difficultés observées.

Jours 61 à 90 : mesurer et ajuster. Reprendre des tâches comparables, apprécier les progrès individuels et collectifs, recueillir les perceptions des enseignants et des élèves, puis revoir les pratiques qui n’ont pas produit les effets attendus. Les constats locaux ne prouvent pas un impact national sur PISA, mais ils permettent d'améliorer l’enseignement à partir de données utiles.

Ce que les parents peuvent faire, sans devenir des professeurs à domicile

Un parent peut soutenir l’apprentissage sans assurer lui-même tout le cours. Il peut demander à son adolescent de reformuler une information, d’expliquer pourquoi une solution fonctionne, de retrouver un concept sans regarder ses notes et de prévoir une prochaine étape de travail. L’important est de conserver à l’élève une part croissante de responsabilité, tout en apportant l’aide appropriée.

Les familles peuvent aussi signaler à l’école les obstacles qui ne sont pas visibles dans une copie : difficulté à comprendre la langue scolaire, fatigue, manque d’accès aux ressources ou consignes incomprises. Le dialogue avec les professionnels est plus utile que la recherche d’un coupable. En cas de difficultés persistantes ou de besoins spécifiques, le soutien d’un professionnel compétent ne se remplace pas par une technique générale.

Questions fréquentes sur PISA 2025 Canada

Le Canada a-t-il de mauvais résultats PISA en 2025 ?

Non, si l’on compare ses moyennes à celles de l’OCDE : il reste supérieur dans les trois domaines. Oui, si l’on regarde la dégradation par rapport à ses performances historiques : les trois moyennes se situent à leur plus bas niveau de la série canadienne.

Quelles sont les notes du Canada au PISA 2025 ?

510 en sciences, 490 en lecture, 485 en mathématiques et 525 en résolution de problèmes informatiques. Ces scores sont des moyennes de population, pas des notes individuelles ni des pourcentages de réussite.

Quelle province réussit le mieux ?

Le résultat dépend de la discipline : l’Alberta obtient les scores provinciaux les plus élevés cités en sciences et en lecture, tandis que le Québec arrive en tête en mathématiques. Il faut considérer l’incertitude statistique et la diversité des contextes avant de construire un classement simpliste.

PISA prouve-t-il que les écrans ou l’IA font baisser le niveau ?

Non. PISA observe des performances et de nombreux contextes ; il ne démontre pas qu’un facteur isolé serait responsable des reculs. Les analyses approfondies sur l’apprentissage autorégulé dans le monde numérique sont encore attendues en 2027.

Quelle réforme devrait venir en premier ?

Une priorité défendable serait de renforcer la lecture, le raisonnement mathématique et la capacité à expliquer ses démarches, tout en identifiant tôt les élèves qui n’atteignent pas les compétences de base. Le choix exact dépendra des données et moyens de chaque province et établissement.

Conclusion : préserver l’excellence sans accepter le déclin

Le Canada possède encore des atouts : une performance supérieure aux moyennes internationales, des élèves de haut niveau et une équité relative en sciences. Ces acquis sont précieux. Mais ils ne dispensent pas d'examiner le recul durable de la lecture, des mathématiques et, sur la longue période, des sciences.

Le meilleur enseignement de PISA 2025 n'est ni « tout va bien » ni « tout est à reconstruire ». C’est que les systèmes éducatifs doivent désormais observer avec précision ce que les élèves savent faire, leur enseigner les stratégies qu’ils n’ont pas encore construites, puis leur rendre progressivement le pilotage de leur apprentissage.

Pour Learning Coach, cette ambition justifie une alliance entre expertise disciplinaire, pédagogies explicites, outils de suivi et coaching d’apprentissage. Elle doit être soumise à l’épreuve des faits, province par province, école par école, apprenant par apprenant.

Sources et documents officiels consultés

Livres à lire ABSOLUMENT !

  1. Le Fabuleux Phénomène de l’Apprentissage — pour mieux comprendre les mécanismes de compréhension, d’attention et de mémorisation.

  2. L’Apprenant Autonome — pour transformer l’autonomie scolaire en méthodes et décisions observables.

  3. Cessez d’Enseigner, Commencez à Coacher — pour réfléchir à la place de l’enseignant et à la capacité réelle de l’élève à apprendre.

Vous pouvez également lire :

  1. Les Masterclasses Réussite Scolaire : Une Révolution dans l’Apprentissage des Élèves

  2. Comment le coaching scolaire peut-il transformer la réussite des élèves ?

  3. Le Rôle du Coaching Scolaire dans la Préparation des Élèves à l’Avenir Professionnel

  4. Le coaching scolaire est-il adapté pour tous les âges et profils d’élèves ?

Next
Next

PISA 2025 au Luxembourg : chute de la lecture, inégalités et 10 solutions pour l’école