eLearning Africa associe une conférence et une exposition consacrées à l’éducation numérique, à la formation et aux compétences en Afrique. Sa vingtième édition est annoncée à Lomé, au Togo, du 26 au 28 mai 2027. Pour une équipe éducative, ce rendez-vous peut servir à explorer des approches, rencontrer des acteurs et comparer des solutions. Son utilité dépendra toutefois de la question avec laquelle elle arrive.
Une direction peut revenir d’un événement avec de nombreuses idées et rester incapable de choisir une prochaine étape. Préparer une veille pédagogique consiste à éviter cette dispersion : identifier un besoin, recueillir des informations comparables et examiner ce qui serait transférable dans son contexte.
Où et quand aura lieu eLearning Africa 2027 ?
Le site officiel en français annonce la rencontre du 26 au 28 mai 2027 à Lomé. Il indique une coorganisation avec le ministère togolais chargé de l’Efficacité du service public et de la Transformation numérique.
L’événement s’adresse aux personnes qui travaillent sur l’éducation, la formation et le développement des compétences en Afrique. Une équipe scolaire, une université, une institution ou un responsable de formation peuvent donc l’aborder avec des besoins différents.
Avant tout projet de déplacement, il faut revérifier le programme, les modalités d’inscription et les informations pratiques sur les pages de l’organisateur. La version consultée en octobre 2026 comporte aussi des souvenirs, des intervenants et des partenaires de 2026 : leur présence sur une page portant « 2027 » ne suffit pas à confirmer leur participation à la prochaine édition.
Quel thème pour la prochaine édition ?
L’organisateur présente le thème 2027 sous le titre « Africa’s Knowledge Power: From Human Capital to Shared Prosperity ». La page consacrée aux thèmes met l’accent sur le passage des connaissances et des compétences à leur utilisation économique et sociale.
Elle relie notamment les infrastructures, les parcours de formation, le rôle des éducateurs, les institutions, la gouvernance et les possibilités offertes aux jeunes. Ces orientations définissent un cadre de discussion. Elles n’établissent pas les résultats d’un programme à venir.
Notre lecture est que ce cadre invite à rapprocher deux questions : que permet d’apprendre un dispositif, et dans quelles conditions ces apprentissages pourront-ils être utilisés ? Pour une organisation, cette articulation est plus exigeante qu’une simple comparaison de fonctionnalités.
Un centre de formation peut, par exemple, proposer un module numérique très complet sans avoir défini les situations dans lesquelles les apprenants devront mobiliser les compétences visées. Un établissement peut aussi disposer de ressources adaptées, mais manquer de temps pour accompagner leur utilisation. La veille doit rendre ces conditions visibles.
Comment choisir les formats qui correspondent à son besoin ?
La présentation officielle des formats 2027 distingue notamment les démonstrations, les échanges de connaissances, les activités pratiques, les discussions en petits groupes, les panels et les séances plénières. Elle prévoit également des ateliers avant la conférence, avec inscription distincte.
Ces formats ne donnent pas accès au même type d’information. Une démonstration aide à examiner un outil. Une discussion entre pairs permet d’interroger les conditions d’un projet. Une activité pratique peut faire apparaître une difficulté qui resterait invisible dans une présentation. Le programme définitif et les conditions de chaque session restent à vérifier.
Pour construire son parcours, on peut donc partir de ce que l’on cherche à comprendre :
Pour découvrir une possibilité, observer une démonstration et demander ce que l’utilisateur doit réellement faire.
Pour examiner la faisabilité, chercher un échange sur la mise en œuvre, les ressources et les difficultés rencontrées.
Pour explorer une méthode, privilégier une situation où l’on peut essayer, questionner et recevoir un retour.
Pour comprendre un désaccord, écouter les arguments et identifier les faits sur lesquels ils reposent.
Cette grille est une proposition de préparation. Elle ne remplace pas la lecture du programme et n’implique pas qu’un format garantisse à lui seul un apprentissage.
Préparer une fiche de besoin avant de comparer les solutions
Une équipe gagne à écrire une courte fiche avant de sélectionner ses rencontres. Le document peut tenir sur une page : public concerné, difficulté observée, fonctionnement actuel, contraintes et question à approfondir.
Le besoin doit être assez précis pour guider une conversation. « Nous voulons utiliser l’IA » ouvre un sujet très large. « Nous voulons comprendre comment aider nos apprenants à vérifier une explication générée » permet déjà de comparer des démarches pédagogiques.
La fiche doit aussi préciser les conditions locales : langues utilisées, appareils disponibles, temps de formation, accès à une assistance et place des activités sans connexion. Ces éléments aident à repérer les propositions qui méritent un examen complémentaire.
Un cas fictif : soutenir la reprise des cours
Imaginons un institut de formation dont les apprenants consultent peu les ressources entre deux séances. L’équipe envisage une application de microapprentissage.
Avant de demander quelle application choisir, elle peut examiner ce que les apprenants sont censés faire entre les cours. Doivent-ils retrouver une procédure, comprendre une notion, s’entraîner ou préparer une question ? Elle peut ensuite rechercher les raisons possibles de la faible consultation : ressources difficiles à trouver, consigne imprécise, manque d’accès ou absence de lien avec la séance suivante.
La veille peut alors porter sur plusieurs options : mieux organiser les supports existants, intégrer une activité de reprise au cours ou expérimenter un nouvel outil. Une conversation utile est celle qui permet de comparer ces possibilités et leurs conditions.
Le scénario ne décrit pas un résultat obtenu par un établissement réel. Il illustre la manière dont un besoin mieux formulé peut orienter une recherche.
Quelles preuves demander pendant une démonstration ?
Une présentation réussie montre ce qu’une solution peut faire dans les conditions choisies par son présentateur. Pour apprécier son intérêt éducatif, il faut poser d’autres questions.
Qui a utilisé le dispositif ? Dans quelle langue et avec quel accompagnement ? Qu’a-t-on observé : une utilisation, une satisfaction, une production ou un apprentissage ? Existe-t-il un document décrivant la méthode et ses limites ? Les personnes qui n’ont pas poursuivi l’usage sont-elles prises en compte ?
Ces questions constituent des critères de lecture proposés ici. Elles ne supposent pas que chaque innovation dispose déjà d’une étude complète. Elles permettent de distinguer une piste prometteuse d’un résultat suffisamment documenté pour soutenir une décision.
Séparer observation, interprétation et décision
Une fiche de visite peut comporter trois rubriques. La première recueille les faits vérifiables : fonction montrée, document reçu, condition d’utilisation annoncée. La deuxième consigne les interprétations de l’équipe. La troisième précise ce qu’il reste à vérifier avant d’agir.
Cette séparation limite les raccourcis. « L’outil génère rapidement un exercice » est une observation possible. « Il fera gagner du temps à nos formateurs » est une hypothèse qui dépendra de la préparation, de la vérification et de la correction nécessaires.
De même, l’intérêt exprimé par des visiteurs ne prouve pas un effet sur les apprentissages. La qualité d’une présentation et la valeur d’un usage dans un établissement sont deux objets à examiner séparément.
Penser au coût complet et aux conditions de transfert
Le prix d’accès ne suffit pas à décrire l’effort nécessaire. Pour préparer une décision, l’équipe peut examiner le matériel, la formation, l’assistance, le temps de préparation et la possibilité de récupérer ses contenus.
La langue mérite également une vérification concrète. Une interface disponible en français ne garantit pas que les consignes, les exemples et les ressources correspondent au programme ou au public concerné. Il faut pouvoir examiner un échantillon représentatif de l’usage envisagé.
Notre analyse des plateformes EdTech au Maroc et des défis de l’apprentissage propose un autre point d’entrée : partir d’un contexte national et de services identifiables. Elle complète la veille internationale par des questions situées sur les besoins éducatifs.
Que faire des informations recueillies après l’événement ?
La restitution gagne à être organisée autour des décisions possibles. Une liste de nouveautés est difficile à exploiter si personne ne sait à quel problème elles répondent.
L’équipe peut retenir une question prioritaire, présenter les options examinées et expliciter les incertitudes. Certaines pistes mériteront une recherche complémentaire. D’autres pourront conduire à une expérimentation limitée. D’autres encore seront écartées parce qu’elles ne correspondent pas au besoin.
Si une expérimentation est envisagée, il faut définir ce que l’on souhaite observer, les personnes responsables du suivi et les conditions permettant de l’interrompre ou de la modifier. Il est aussi utile de conserver les informations qui ont conduit au choix : elles permettront de comprendre plus tard pourquoi une option avait paru pertinente.
Utiliser une conférence pour partager les critères
Une rencontre interne peut aider à mettre les informations en discussion. Elle peut partir d’un cas, comparer plusieurs réponses et faire émerger les critères qui comptent pour les enseignants, les formateurs ou les responsables.
Le résultat attendu doit être clair : mieux comprendre un enjeu, préparer un choix ou définir une prochaine étape. Une intervention ne peut pas, à elle seule, garantir l’adoption d’un outil ou la transformation des pratiques.
Pour préparer une conférence sur l’IA, les sciences de l’apprentissage et les capacités humaines, explorez les keynotes Learning Coach. Indiquez votre public et la question éducative que vous souhaitez éclairer.
eLearning Africa 2027 peut ainsi devenir un point d’appui pour une veille plus précise. Le travail commence avant Lomé, avec un besoin explicite, et se poursuit ensuite dans l’examen des informations recueillies et des conditions d’application.
Ressources
eLearning Africa — Accueil officiel en français : dates, ville hôte et présentation de l’édition annoncée.
eLearning Africa — Thèmes 2027 : orientations proposées par l’organisateur.
eLearning Africa — Formats 2027 : modalités des échanges et activités. Pages consultées le 27 octobre 2026 ; informations pratiques à revérifier avant inscription.